Mon Roi, de Maïwenn

Un film qui divise car il sert la cause des femmes??!
En sortant de la projection, soit on adore soit on ne comprend pas. Les hommes ne pensent pas que ce couple là puisse exister…. Alors que nous les femmes on sait que oui!!

Les femmes connaissent les mêmes droits que les hommes depuis peu de temps (droit à un compte en banque, droit de vote…) mais on n’efface pas des siècles de soumission en deux générations.

530842.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Mon Roi est criant de vérité et captivant. A chaque scène, on se demande ce que le magistral Vincent Cassel réserve à Emmanuelle Bercot: une belle surprise, une nouvelle conquête, l’indifférence?
C’est un pervers narcissique. Il l’aime mal mais ne lui permet pas de s’échapper. Ce qu’il aime, c’est qu’elle soit sous son emprise. Même pris en flagrant délit d’adultère, il nie. C’est à se demander si on a bien vu la scène. Puis voyant que c’est tellement gros cette fois, il fait passer ça sur le compte d’une maladie, d’une addiction.
Chacun son jardin secret mais en nous nous avons toutes une histoire humiliante. Par amour, nous avons accepté et souffert de cette emprise psychologique.
Pourquoi l’avons-nous fait avec le recul?
Par manque d’estime de soi? Par peur de l’abandon?
Et si on a réussi à s’extraire de cette relation, on est tellement contente. Et on compatit tellement pour Emmanuelle Bercot qui joue une partie de l’histoire de Maïwenn.

Car la force du cinéma de Maïwenn c’est la sincérité,  le courage et l’audace de mettre en images une partie de son histoire.

Les larmes de fin de projection de la réalisatrice sous l’ovation du public nous bouleversent. Car on sait qu’elle a réellement souffert. Et elle, elle sait que son histoire n’est pas un cas isolé!

Toutefois, même si une partie de nous reste meurtrie ou blessée, Maïwenn montre le « pattern » psychologique d’une telle relation.

Et on sait que la prise de conscience est un début nécessaire pour s’en sortir.